Le gaspillage alimentaire : Un nouvel outil marketing

Le gaspillage alimentaire c’est mal ! Et ça, on le sait tous ! Alors on essaie d’y mettre du sien et d’acheter en quantité raisonnable (ou alors est-ce à cause de la crise éco ?) et de faire attention aux dates de péremption. Dans ce contexte, où le consommateur se veut de plus en plus responsable, les marques ont bien compris qu’il y avait quelque chose à jouer.

L’enseigne de distribution Intermarché a été la première a lutter contre le gaspillage alimentaire « pour la bonne cause ». Dans un premier temps avec ses fruits et légumes moches puis dans le rayon des biscuits. (Un petit article sympa qui traite du sujet). Un moyen pour le distributeur de vendre des produits à l’esthétique douteuse ou comportant des défauts de fabrication, qui seraient en temps normal, invendables. Et tout ça, à prix cassé pour le consommateur ! Un concept gagnant-gagnant génial donc ! Mais surtout un énorme coup de com’ ! Car en réalité, les produits « moches » se font très rare dans les rayons, et ce, en dépit de l’énorme campagne télévision.

Mais alors pourquoi autant de bruit sur cette action qui ne doit pas rapporter tant ? Tout simplement pour booster l’image de marque ! Car oui, lutter contre le gaspillage c’est tendance !

Mais ça peut quand même rapporter gros.

A l’instar du label « Les Gueules Cassées » lancé en 2014 par Nicolas Chabanne. Cela ne vous dit rien ? Jetez un oeil au logo !

Le logo de la marque les gueules cassées

Toujours rien ? Et bien pourtant ce label est déjà utilisé dans de nombreuses enseignes de grandes distributions : Monoprix, Leclerc, Franprix, Casino et maintenant Carrefour. Parfois sous différentes appellations « Quoi ma Gueule ? » chez Monoprix, ou « Tous anti Gaspi » chez Carrefour, la petite pomme au sourire ravagé et non ravageur est bien la même. Elle est devenu la marque et le symbole de la lutte contre le gaspillage alimentaire en GMS. A tel point que son expansion ne se limite plus à nos frontières : au total, plus de 21 pays comme l’Allemagne, l’Italie, la Chine ou encore les Etats-Unis ont fait une demande d’utilisation du label. Quand on sait qu’un pourcentage sur le chiffre d’affaires des produits utilisant la petite pomme doivent être redistribuer au label, on peut très vite imaginer l’ampleur des bénéfices.

 

D’autres modèles économiques se développent également sur cette tendance. La très jeune start-up Phenix propose une plateforme permettant de mettre en relation les donateurs (enseignes) et les associations afin de faciliter la collecte et la redistribution des aliments. Quelques jours après le vote en faveur de l’interdiction des GMS à jeter tout produit encore consommable (plus d’infos ici), ce genre de service est promis à un (très) bel avenir.

 

La lutte anti-gaspillage, c’est l’exemple même de la possibilité de faire du business tout en protégeant notre environnement.

Xavier.P

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